lundi 24 novembre 2014

Marema en concert au Sima 2014

Le Prix Découverte RFI 2014 Marema
     Lauréate du prix Découverte Rfi 2014, Marema de son vrai nom Mariama Fall est une artiste musicienne Sénégalaise née de l'union d'un Mauritanien et d'une fille de la Teranga. Assidue de l'école de musique de la Maison de la culture Douta Seck de la Médina, elle fera les chœurs à ses débuts d'artistes émérites tels que Didier Awadi (lauréat du prix Rfi Musique du monde en 2003 avec son premier album solo Kaddu Gor ), ou encore Yoro Ndiaye (leader du groupe "Yoon Wi"). Fan confirmée de Tracy Chapman, Marema va faire la rencontre de Mao Otayeck. Cette collaboration accouche du single qui lui vaudra la reconnaissance internationale: "Femmes d'Affaires". Un succès dans lequel elle rend hommage à toutes ces femmes qui s'attèlent tous les jours, à résoudre leurs besoins sans toutefois ne rien attendre de l'homme.  Un hommage à la femme africaine battante, autonome, entreprenante et surtout, gagnante. 


mardi 4 novembre 2014

Mendicité dakaroise

       Activité dense et très répandue dans la capitale sénégalaise, la mendicité peut parfois revêtir un aspect se rapprochant de l'esclavage infantile.

Des enfants-mendiants
      La plus grande ville de mendiants au monde. Telle peut-être l'idée que l'on peut se faire de Dakar, capitale du Sunugal en tant que touriste. Une idée certainement due aux nombreuses interpellations dont vous pouvez faire l'objet au cours d'une visite des lieux historiques dont regorgent l'ancienne capitale de l'Afrique occidentale française. 
        La probabilité de se voir supplier de l'aumône par des individus, lors d'une randonnée, est proche de l"unité car la mendicité s'étant érigée en activité économique pouvant être reversée dans le secteur informel. D'un œil avisé, vous êtes gentiment accosté. Avec politesse et tact, le nanga def (salutation en wolof, langue locale) est vite présenté comme élément du début de l'échange. Motivé par l'appât du gain, il vous est brièvement conté les mésaventures du malheureux; et la fin de notre tragédie s'effectuant par le motif de l'interpellation: la demande d'une aide financière soit pour pouvoir nourrir les nombreuses bouches familiales, soit même ou encore de quoi retourner à son domicile. Néo samaritain, le côté mécène va vite disparaître car, à quelques pas de votre donation, vous serez de nouveau interpellé par un malheureux de plus. Les Baay faal, attraction principale de cette activité dans la capitale, demeurent une curiosité pour les touristes. Vêtus de leurs njaxaas (boubous et toges multicolores), ce sont des ascètes rafari qui rôdent en journée dans les quartiers à dense activités économiques ou administratives (Sandaga, Grand Dakar, place de l'indépendance). En soirée, ces conservateurs, musulmans de la confrérie des mourides, de la culture wolof, arborent les carrefours et axes de grandes circulations (Almadies, Ngor, Yoff) dans le seul but de percevoir des donations des chauffeurs et autres passagers s'en retournant à leur domicile.
        Toutefois, cette forme d'auto-emploi connait un aspect que d'aucuns pourraient taxer de "esclavagistes" et d'"inhumains" du fait de l'utilisation de jeunes enfants qui à longueur de journée, au lieu de se rendre dans des établissements d'enseignements scolaires, squattent les abords des boulangeries, des banques voire des restaurants à la quête d'une éventuelle miche de pain, d'un sachet de lait ou plus important encore, de pièces d'argent. Très souvent pieds nus, le crâne rasé à même la lame (on peut percevoir les traces laissées), d'une saleté exécrable, ceux que l'on appelle "talibés" font montre d'insécurité en courant après les véhicules et autres camions dans le seul but de percevoir un "quelque chose". Leur posant la question sur le pourquoi de leur présence dans les rues, ces derniers vous informent qu'ils ont été placé par leurs parents ne pouvant plus s'occuper d'eux, auprès d'un marabout et, afin de s'acquitter de leurs frais de subsistances, ils doivent au quotidien remettre une certaine somme (500 F Cfa a priori) à leur enseignant. Sous peine de coup de fouet en fin de soirée. Les responsables? Certainement ces parents là ne pouvant subvenir à leur nombreuse progéniture, font montre d'irresponsabilité criarde. Une situation qui vient soulever le problème de la contraception, sujet tabou dans ce pays où traditions ancestrâles, religion et modernisme s'affrontent.