lundi 10 octobre 2016

Lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine : L’offensive d’Angela Merkel en Afrique

 La chancelière allemande a entamé depuis hier dimanche, un voyage de trois jours qui la mènera au Mali, au Niger et en Ethiopie.
Angela Merkel et IBK, président du Mali

La coopération dans le cadre de la décentralisation, de la bonne gouvernance et del’agriculture durable, ont été au cœur des échanges entre la chancelière allemande, Angela Merkel et le président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta. L’Allemagne, premier pays à avoir reconnu l’indépendance du Mali, compte augmenter son aide au développement pour un pays, en proie à des actes terroristes.  Déjà en 2013, Berlin avait alloué un appui de 65,5 milliards de F CFA, dans l’optique de booster la relance économique d’une nation qui sortait d’une guerre civile. Selon la chancelière, « Une Afrique plus stable économiquement, permettrait d’endiguer le phénomène d’immigration, mais aussi de terrorisme ». Une action qui se veut une réponse, au phénomène d’immigration que connait la 1ère puissance économique européenne, depuis quelques années. 
Au programme de l’étape de Bamako, une visite de la chancelière aux troupes allemandes quiparticipent à la formation des soldats maliens et à l’opération de maintien dela paix de l’ONU au Mali.  Au cours de son second périple qui va la conduire au Niger, la construction d’une base militaire constituera le plat de résistance, de la rencontre avec le président nigérien, Mahamadou Issoufou.
Cette tournée s’achèvera par l’Ethiopie, où la chancelière procèdera à l’inauguration du nouveau bâtiment Paix et sécurité de l’Union Africaine encore dénommé Julius Nyerere, du nom du défunt président de la Tanzanie, et financé par la république fédérale d’Allemagne.
Le 11 octobre prochain, Angela Merkel va recevoir les présidents Idriss Déby Itno du Tchad et Muhammadu Buhari du Nigéria. Deux Etats concernés par les actes criminels, du groupe islamiste Boko Haram.



mercredi 30 mars 2016

Akon Ligthing Africa parle aux jeunes entrepreneurs africains

Initialement prévue pour la première journée du sommet sur l’innovation des jeunes sur l’agrobusiness,l’entreprenariat et le leadership (Yalesi 2016), la rencontre entre les jeunes entrepreneurs et le Akon Lighting Africa (Ala) s’est faite dans la salle 1 du King Fahd hôtel de Dakar, ce mercredi 30 mars. La modération des débats assurée par Aïcha Mbow Ndiaye, coordonnatrice du programme Solektra international initiative, la trentaine de jeunes venant du Zimbabwé, du Cameroun, du Sénégal ou encore de la Grande-Bretagne ont échangé sur les objectifs de cette initiative de jeunes entrepreneurs africains.

       Après avoir présenté le projet Ala par la diffusion d’une vidéo, documentaire dans lequel les trois initiateurs du projet à savoir le chanteur Akon du vrai nom Alioune Badara Thiam, Thione Niang ambassadeur américain au sein du ministère de l’énergie pour représenter les minorités en matière d’énergie, et  l’entrepreneur malien Samba Bathily ; Yousouf Coulibaly s’est attelé à rappeler que 600 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité. Les zones rurales étant les cibles prioritaires de l’organisation, Amos Avoce, administrateur du programme pour le Bénin affirme que le Ala a un double impact tant sur le plan économique que social. Selon lui, « les projets pilotes d’une valeur nominale de 75.000 dollars US, ont permis d’employer des jeunes maçons et ingénieurs en électricité qui contribuent à installer dans les 15 pays où nous sommes présents, des poteaux électriques à alimentation solaire ou encore des kits de ménage ». Comme pour venir étayer ses propos, il informe l’assistance que 1500 lampadaires solaires, 2500 kits de ménages et 2500 kits d’infrastructures communautaires ont été installés au Bénin. En terme de formation à l’échelle régionale, la Solar academy a été mise sur pied afin d’assurer la formation d’ingénieurs et développer la rercherche dans le domaine des énergies propres.

    Le projet Akon Lighting Africa garanti à tous ses partenaires, un préfinancement de pour les branchements et la distribution des kits de ménages. En 2016, l’initiative a pour objectif de couvrir 25 pays africains 

vendredi 18 mars 2016

Les réseaux sociaux : la nécessaire refonte déontologique

Marche de protestation devant l'ambassade du Cameroun en France
    Le samedi 13 mars dernier, le décès de façon tragique d’une femme enceinte et deses deux bébés aux portes de la maternité de l’hôpital Laquintinie de Douala, a suscité beaucoup d’émotions à travers les réseaux sociaux.  Juchée à même le sol, la défunte a subi unecésarienne post-mortem et à ciel ouvert, de la part de sa sœur : Les deux bébés, selon certains témoins, donnaient encore des coups de pied dans le ventre. Face à l’apathie des infirmières et du médecin de garde, munie d’un scalpel, la sœur se charge d’effectuer l’opération sous le regard de badauds filmant la scène avec leur téléphone portable. Situation de « trop » dans un hôpital considéré de « mouroir » par les populations, les photos et les vidéos vont circuler dans les réseaux sociaux (Twitter et Facebook notamment). Causant par ainsi, de vives tensions entre les forces de l’ordre et les populations de la capitale économique camerounaise, venues nombreuses manifester leur mécontentement après l’arrestation de celle qui a pour l’occasion, jouer le rôle de chirurgien. Une anecdote voudrait même que le chef de l’Etat Paul Biya en séjour en Suisse, ait écourté son voyage afin de mettre sur pied une commission d’enquête afin de sanctionner les responsables du centre de santé. Une nouvelle preuve de l’influence des réseaux sociaux, aurait avancé Julie Mirande, au lendemain de la révolution arabe dite révolution du jasmin par lesjournalistes.
     Questionné sur son caractère de source par les journalistes après la diffusion récurrente de rumeurs sur les réseaux sociaux (un twitte informant de l’éruption du mont Cameroun avec publication à l’appui d’images sur lesquelles on voit des flammes sur un des versants de la montagne-Char des dieux ; ou encore le partage d’articles-rumeurs  annonçant le décès de l’ex-capitaine des Lions Indomptables du Cameroun, Rigobert Song Bahanag), ou encore sur la protection des informations, la publication d’images ou vidéos sensibles appellent à une refonte du code déontologique en vigueur sur les réseauxsociaux. Certes dans certains Etats, la législation fixe l’âge d’inscription sur Whatsapp et autre Snapchat, ou encore l’entreprise créée par Mark Zuckenberg dans sa politique du respect de l’image et des vidéos permet de signaler certains contenus abusifs, mais force est de constater qu’avec la vitesse à laquelle l’information circule, cette action est devenue aujourd’hui inefficace. Le cas de ce que l’on qualifie aujourd'hui de l’affaire Monique Koumateke vient encore démontrer l’impact que peut avoir les réseaux sociaux sur une population. Entre désinformation et information, les citoyens, membres de la société civile, journalistes n’ont eu que pour premier réflexe : mettre à mal les institutions. Une preuve de plus que cette nouvelle forme de médias, que sont les réseaux sociaux, sont un danger. Et se doivent d'être régulés. 

   

lundi 7 mars 2016

Décès du père de l'e-mail: Ray Tomlinson

Ray Tomlinson, le père de l'@
Ray Tomlinson, ingénieur informatique et devenu célèbre pour avoir inventé l' "@"et le e-mail, est décédé à l'âge de 74 ans, le samedi 5 mars dernier de suite d'une crise cardiaque. L'annonce a été faite à travers les réseaux sociaux (Facebook et Twitter), par Vinton Cerf,  considéré comme "le père de l'internet". 
Ray Tomlinson avait conçu deux programmes: Le SNDMSG, qui permettait d'envoyer un message sur le réseau Arpanet (1971) et le "Readmail", qui permet de récupérer et de lire ces messages. En résumé, les bases des messages électroniques tels qu'on les connaît aujourd'hui.
Raymond Samuel Tomlinson est né à Amsterdam (État de New York) en 1941. Il a étudié à L'Institut polytechnique Rensselaer, où il a pu faire un stage chez IBM et où il a reçu un diplôme en génie électrique en 1963. Ensuite, Il poursuit ses études au très prestigieux MIT. Anecdote intéressante racontée: il est l'auteur du tout premier e-mail de l'histoire. Un message test que voici : "QWERTUYOP" (la première ligne du clavier "qwerty").  Le e-mail aujourd'hui, devenu un outil utilisé par plus d'un milliard de personnes au quotidien. 


mercredi 10 février 2016

Jean Claude Marut parle du développement durable aux Cestiens

Jean Claude Marut et Mme Bernadette Sionko
 Le réchauffement climatique et le développement durable ont fait l'objet de la rencontre entre Jean Claude Marut, et les étudiants du Centre d'études des sciences et techniques de l'information (Cesti) le mercredi 3 février dernier dans la case foyer de l'institut de formation en journalisme de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. 
 A travers une approche géopolitique, l'intervenant de la soirée part des conclusions de la Cop 21 afin de poser le postulat selon lequel, le développement durable est la solution au réchauffement climatique. Dans une première partie, Jean Claude Marut est revenu sur les conséquences de la détérioration de l'environnement au Sénégal. La destruction du Littoral due à la montée du niveau de la mer, à la salinisation des eaux douces, notamment dans la région de la Casamance, ou encore l'irrégularité des saisons, sont pour le géographe français, des réalités qui tendent à confirmer ces statistiques qui font de l'Afrique,la partie de la terre, la plus touchée par ce phénomène naturel. 
  Adepte du malthusianisme, Jean Claude Marut appelle à une réduction de la croissance démographique africaine, à mettre de côté les solutions de développement passant par l'utilisation des énergies fossiles, et songer à une agriculture plus écologique. Des solutions qui ont suscitées un vif débat de la part du public, qui a rappelé à l'intervenant que cette situation est la résultante du mode de vie occidental et que c'est aux Occidentaux, de revoir leur modèle de vie reposant sur le capitalisme. Ensuite l’invité fait un rapprochement entre le réchauffement climatique et le conflit en Casamance. Selon lui, la cause du conflit est la grande sécheresse des années 70. La répartition des richesses de la région a poussé les populations à vouloir faire sécession. Et de nos jours, le dérèglement climatique s’invite au conflit.
   En fin de présentation, Jean Claude Marut évoque tout de même la refonte du système capitaliste et tire sur les Chinois, qui pour lui, sont les acteurs premiers de la disparition de la forêt dans le Sud du pays. 

jeudi 28 janvier 2016

Irène Gaouda et « La chèvre de ma grand-mère »

L’écrivaine Irène Gaouda au centre. Source photo : Khadim Fall
Paul Séba qui a écrasé une fourmi par mégarde, se sent tellement coupable et est tellement affecté par la situation au point d’aller se livrer à la police (Le meurtrier et la fourmi). Un marchand de bois dont l’âne avec lequel il transportait du bois, est mort. Ce dernier va annoncer la triste nouvelle à une dame du village qui lui fait comprendre finalement que l’animal est mort par négligence, puisque le  marchand considère les vétérinaires comme des escrocs (L’âne et le marchand de bois)
Histoires cocasses que le public présent dans la salle Weimar du Goethe institut deDakar, a pu découvrir lors du café littéraire « Au cœur de la littérature ». A l’honneur du rendez-vous : Irène Gaouda. L’écrivaine camerounaise est venue présenter son premier ouvrage intitulé « La chèvre de ma grand-mère ». Paru en novembre 2015 en France chez Edilivre, ce recueil de cinq nouvelles et de deux poèmes se veut tout d’abord un plaidoyer pour les animaux, mais aussi un appel à une prise de conscience des enjeux liés au respect de l’environnement ; et aussi un désir de perpétuation de la tradition orale de la transmission des valeurs africaines.

Irène Gaouda est journaliste et travaille au Ministère de la Communication du Cameroun. Elle vit actuellement à Dakar où elle poursuit un Master en Médias-Communication au Centre d’Etudes des sciences et techniques de l’information (Cesti) de l’UniversitéCheikh Anta Diop