Seule langue officielle reconnue par la constitution
du 7 juin 2001, le français est de loin l’outil de communication le moins
utilisé dans l’espace public au pays de Senghor.
Trois
millions de locuteurs sur douze millions d’habitants. Telle est la proportion de Sénégalais qui en 2010,
s’exprimait couramment en français, langue officielle du pays. Cette
statistique est révélatrice de l’ampleur qu’a le wolof dans la vie quotidienne
des Dakarois en particulier et des Sénégalais en général.
Dialecte
de l’ethnie (qui constitue 45% de la population du pays), le Ouolof est présent
dans toutes les sphères de la société sénégalaise. Selon un article paru dans
la dernière édition des Cahiers de l’Alternance, dans les médias le wolof est prépondérant par
rapport au français. Considérée comme le médiat lourd, la télévision réserve
une tranche horaire importante à la langue locale. Que ce soit la Radiotélévision Sénégalaise (Rts) – la chaîne de
télévision publique – ou encore la Télévision Futur Médias (Tfm) du chanteur
Youssou N’dour, sur 24heures de diffusion, plus de 70% sont dédiées à des
programmes en wolof.
Le
7ème art connaissant un certain boom dans le pays à l’instar de
Nollywood, les séries telles qu’un Café Avec ou encore Dinama Nekh sont
produites à l’origine que pour le public sénégalais. Obligeant ainsi les
producteurs à investir sur le doublage afin de voir leur produit être diffusé à
l’international.
Première
langue de discussion au sein de l’administration publique, le wolof constitue
la langue des échanges au sein de l’Assemblée nationale. Et les radios urbaines
dans l’optique de gagner le maximum d’auditeurs pour aller à la quête d’un plus
grand nombre d’annonceurs, ne déroge pas à la règle. Mettant ainsi les « niak »
dans la difficulté de s’informer sur les actualités du pays qui les accueille.
Solution
d’information pour les non-initiés à la langue la plus usitée au Sénégal, les
sites d’informations en ligne se pose donc en canal le plus adéquat pour eux de
glaner des infos sur l’actualité de la Teranga. Toutefois, au niveau de l’interactivité,
la langue présente au Sénégal, en Gambie, et en Mauritanie refait son
apparition dans les commentaires.
En définitive, langue propre à une ethnie, le wolof a su au fil des années et des régimes, su se hisser au rang de première langue parlée au Sénégal. Présente dans l’administration publique, dans les institutions publiques et prédominante dans les médias, elle est utilisée tous les jours pour les échanges commerciaux ou encore dans le car rapide, emblème de la ville de Dakar. D’où l’importance pour tout visiteur au pays de Sembène Ousmane, de se doter des bases pour une meilleure intégration.Bon mes wolofs, je vous aime bien mais soit vous tweetez en Français soit en wolof arrêtez de mixer les deux, merci bien. ✌🏿— ✌🏿KJU 👅 (@k0053k) 4 octobre 2017
Pour
ma part, frappé d’un blocage psychologique contracté dès les premières heures
de mon arrivée au pays de la Teranga (un taxi ne s’exprimant qu’en wolof alors
que je n’avais pas encore trois heures à Dakar), on m’a conseillé de prendre
pour petite – amie une belle leboue de Ngor. Depuis lors, je suis en quête de
ma tendre sokhna.

