Zone touristique adulée par les surfeurs, la baie de Ngor dont la plage est prisée par les dakarois, connait un phénomène de pollution sans nul pareil. Une catastrophe écologique qui contraste avec l'inaction des autorités.
Des moustiques survolent le liquide hideux, tandis que sur un pont enjambant, trois enfants tapent dans un ballon. Certainement ils sont inconscients du risque de santé qu'ils encourent. Mais que peuvent-ils y faire? Ils vivent dans les maisons construites aux alentours du canal. Au marché de Ngor, des commerçants déversent les saletés de la journée. La grève des concessionnaires des ordures passent par là.
Non loin de la mairie, quatre surfeurs occidentaux observent le phénomène d'eutrophisation. Un d'entre eux témoignent être attaqué par des mycoses à l'épiderme. "L'eau est souillée au large" témoigne David. "Notre peau est attaquée par des bactéries" surenchérit-il. Une situation désastreuse pouvant conduire à la fuite des touristes.
Les autorités administratives approchées, affirment avoir pris connaissance de cette situation. Elles accusent les populations riveraines d'utiliser ces conduits comme eaux d'évacuation de fausses sceptiques. Et à la question des solutions envisagées, l'agent de la mairie qui a souhaité garder l'anonymat, informe qu'une opération de curetage est envisagée. Mais les ressources financières nécessaires ne sont pas encore disponibles. Peut-être que la taxe d'accès à la plage fixée à 200 F Cfa par ticket aidera à collecter les fonds nécessaires à la réalisation de cette vaste opération.
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