mercredi 17 décembre 2014

Sortie 42ème Promotion du Cesti : La question des bourses estudiantines s’invite à la fête

La promotion Amadou TIDIANE DJIGO
Au cours de la cérémonie de sortie de la 42ème promotion des étudiants du Cesti, qui s’est tenue hier à l’amphithéâtre de l’Ucad II, les récipiendaires ont à travers un discours, remis au goût du jour, la question des bourses allouées aux étudiants de l’école de journalisme.
En 49 ans d’existence, le Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (Cesti) n’a connu que deux grèves estudiantines. Information essentielle que l’on peut retenir du discours de la porte-parole de la 42ème promotion. Mme Hadjan Dioumessy, originaire de Guinée Conakry, s’est exercée à présenter aux autorités, dont le représentant du Ministre de l’enseignement supérieur, Pr Abdou Sène, et le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) M. Ibrahima Thioub, les nombreuses difficultés que rencontrent les étudiants de l’institution pédagogique.  
Au cours de l’année académique 2013-2014, les cours ont été perturbés au mois d’avril 2014 par un collectif d’étudiants qui ont observé un mot d’ordre de grève dans l’optique de rentrer en possession de leur bourse. L’établissement enregistrant une quantité considérable d’étudiants trentenaires, la réforme sur l’enseignement supérieur statuait sur un retrait de leurs allocations. La levée du mot d’ordre ayant été observée une semaine plus tard. Une situation  venue mettre en exergue l’importance d’une indemnité. En particulier pour ce qui concerne la « Grande enquête ».  

S’adressant au Ministre de la culture et la communication M. Mbagnick Ndiaye, qui présidait la cérémonie, la promotion qui a pour parrain Amadou Tidiane Djigo, journaliste décédé en 2012, du journal « Le Soleil » et issu de la 6ème promotion, a émis le souhait de pouvoir avoir la chance d’exercer leur métier. Fustigeant l’existence d’ « éternels stagiaires » au sein des entreprises de presse, ils espèrent ne pas connaitre la longue attente d’une titularisation, et exhortent les pouvoirs publics à veiller sur le respect du  nouveau code de la presse. Une angoisse venant contraster avec la joie de l’obtention d’un parchemin pourtant de renommée  internationale car frappé du sceau du réseau Théophraste. Déterminés à continuer d’apprendre le métier, M. Sarr, directeur du Cesti leur a recommandé de prendre conscience de leur responsabilité, et de respecter scrupuleusement la déontologie et l’éthique de ce corps de métier qui est à la fois exigent et exaltant.    

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