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| La promotion Amadou TIDIANE DJIGO |
Au
cours de la cérémonie de sortie de la 42ème promotion des étudiants
du Cesti, qui s’est tenue hier à l’amphithéâtre de l’Ucad II, les
récipiendaires ont à travers un discours, remis au goût du jour, la question
des bourses allouées aux étudiants de l’école de journalisme.
En 49 ans d’existence, le Centre
d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (Cesti) n’a connu que deux
grèves estudiantines. Information essentielle que l’on peut retenir du discours
de la porte-parole de la 42ème promotion. Mme Hadjan Dioumessy,
originaire de Guinée Conakry, s’est exercée à présenter aux autorités, dont le
représentant du Ministre de l’enseignement supérieur, Pr Abdou Sène, et le
recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) M. Ibrahima Thioub,
les nombreuses difficultés que rencontrent les étudiants de l’institution
pédagogique.
Au cours de l’année académique
2013-2014, les cours ont été perturbés au mois d’avril 2014 par un collectif d’étudiants
qui ont observé un mot d’ordre de grève dans l’optique de rentrer en possession
de leur bourse. L’établissement enregistrant une quantité considérable d’étudiants
trentenaires, la réforme sur l’enseignement supérieur statuait sur un retrait
de leurs allocations. La levée du mot d’ordre ayant été observée une semaine
plus tard. Une situation venue mettre en
exergue l’importance d’une indemnité. En particulier pour ce qui concerne la « Grande
enquête ».
S’adressant au Ministre de la
culture et la communication M. Mbagnick Ndiaye, qui présidait la cérémonie, la
promotion qui a pour parrain Amadou Tidiane Djigo, journaliste décédé en 2012, du
journal « Le Soleil » et issu de la 6ème promotion, a émis
le souhait de pouvoir avoir la chance d’exercer leur métier. Fustigeant l’existence
d’ « éternels stagiaires » au sein des entreprises de presse,
ils espèrent ne pas connaitre la longue attente d’une titularisation, et
exhortent les pouvoirs publics à veiller sur le respect du nouveau code de la presse. Une angoisse venant
contraster avec la joie de l’obtention d’un parchemin pourtant de renommée internationale car frappé du sceau du réseau
Théophraste. Déterminés à continuer d’apprendre le métier, M. Sarr, directeur
du Cesti leur a recommandé de prendre conscience de leur responsabilité, et de
respecter scrupuleusement la déontologie et l’éthique de ce corps de métier qui
est à la fois exigent et exaltant.

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